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Guide · Facturation

Facturation en régie, au forfait ou à l’avancement : que choisir ?

Le mode de facturation doit suivre la nature du risque accepté, la capacité à mesurer le travail et la façon dont le client reçoit la valeur.

Réponse directe

Choisissez la régie lorsque le périmètre varie et que le client accepte de payer les moyens consommés. Choisissez le forfait lorsqu’un résultat et un périmètre sont suffisamment définis. Utilisez l’avancement lorsque la valeur est livrée par phases mesurables. Un même contrat peut combiner ces modes, mais chaque ligne doit avoir une règle, une preuve et un responsable.

Chef de projet rapprochant les étapes réalisées d’une maquette avec les modalités de facturation
Le mode de facturation doit suivre la réalité du projet : temps consommé, livrable défini ou avancement objectivement constaté.

Utiliser la bonne question de décision

Matrice de décision pour bureaux d’études et ESN
ModeÀ privilégier siRisque principalContrôle
RégieLe besoin évolue et les unités de temps sont vérifiablesTemps non validé ou plafond dépasséFeuilles de temps approuvées, plafond, taux
ForfaitLe livrable, le périmètre et les hypothèses sont définisDérive de charge et travaux gratuitsBudget, reste à faire, avenants, marge
AvancementLes phases ou jalons reflètent une valeur livréePourcentage subjectif ou facturation en avanceCritères d’achèvement et validation du chef de projet

Facturer en régie sans discussion tardive

Le contrat précise l’unité, les taux, les profils, les dépenses refacturables, le plafond et le circuit de validation. Faites approuver les temps à une fréquence adaptée au projet. Une validation mensuelle le jour de la facture laisse trop peu de temps pour corriger un libellé incomplet ou une activité hors périmètre.

Exemple : 12 jours de consultant à 850 € et 3 jours de chef de projet à 1 050 € produisent 13 350 € HT. Le contrôle doit rapprocher jours soumis, jours approuvés et jours facturés ; l’écart doit être qualifié, pas simplement effacé.

Protéger la marge d’un forfait

Le forfait transfère une partie du risque de productivité au prestataire. Décomposez-le en lots avec budget d’heures ou de coûts, responsable, date, hypothèses et reste à faire. Une marge constatée après livraison arrive trop tard : projetez la marge à terminaison chaque fois que le reste à faire change.

Marge prévisionnelle à terminaison = prix contractuel − coûts réalisés − coût estimé du reste à faire.

Les demandes nouvelles suivent un circuit séparé : qualification, estimation, accord, avenant ou commande, puis facturation. Le guide sur les travaux complémentaires détaille ce processus.

Mesurer un avancement défendable

Évitez de confondre heures consommées et avancement technique. Une phase peut avoir consommé 70 % de son budget et n’être achevée qu’à 50 %. Définissez une méthode : jalons acceptés, unités livrées, ou estimation du travail accompli validée par le responsable. Pour un contrat de 100 000 € achevé à 45 %, avec 30 000 € déjà facturés, la facture d’avancement est de 15 000 € HT avant retenues ou autres règles contractuelles.

Saisie d’un pourcentage à facturer pour une phase dans Tempolia
Le pourcentage proposé reste contrôlé avant préparation et validation de la facture.

Gérer acomptes, reste à faire et avenants

  • Un acompte organise la trésorerie ; il ne mesure pas seul l’avancement.
  • Le reste à faire est une estimation opérationnelle révisée, pas le solde mécanique du budget.
  • Un avenant conserve le lien entre demande, prix, délai et responsabilité.
  • La facture préparée doit rester distincte de la facture émise et contrôlable avant validation.

Voir aussi : facturation et encaissements, pilotage de la rentabilité et la FAQ opérationnelle Tempolia.